Note · 19 juin 2026

Écrire l’Anschreiben sans calquer la lettre française

Main écrivant sur un cahier avec un stylo

Une lettre française ouvre souvent par la voie d’accès à l’offre, puis déroule un récit de personnalité. L’Anschreiben, tel que nous le travaillons, tient sur une page et s’accroche à l’annonce : deux ou trois exigences, deux ou trois preuves tirées de votre parcours.

Les formules à laisser de côté : « Je me permets de vous contacter », « Dans l’attente d’une suite favorable », « Passionné par votre entreprise depuis toujours ». Elles se traduisent mal et signalent un calque. On nomme le poste, on dit pourquoi tel projet correspond à telle ligne de l’offre, on clôt par une disponibilité factuelle.

Le tutoiement n’a presque jamais sa place, même si le site carrière de la start-up tutoie. L’exception se discute en séance lorsque l’annonce le fait de façon systématique et que le secteur l’assume. Ce n’est pas le cas d’une Mittelstand de mécanique.

Nous exigeons une offre réelle. Sans elle, la lettre devient un texte générique, donc inutile. Si vous postulez en candidature spontanée, nous définissons tout de même un lecteur (service, ville, type de contrat) avant d’écrire. Sinon l’exercice ressemble à une dissertation.

La relecture native porte sur l’idiome, pas sur votre stratégie. Si vous tenez à mentionner un hobby parce qu’il crée un pont avec le comité d’entreprise, nous pouvons le garder — en une phrase, pas en paragraphe.

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