Carnet
Le Lebenslauf berlinois n’aime pas le roman personnel
Un CV français met souvent le titre du poste en haut, puis un résumé d’ambition. À Berlin, pour un CDI classique, le Lebenslauf reste tabulaire : mois et année, employeur, intitulé, ville. Un trou de huit mois après un CDD à Nantes doit être nommé (chômage, aidant familial, formation), pas recouvert par une bande de compétences.
La photo n’est plus obligatoire partout, mais beaucoup d’employeurs de santé et d’administration l’attendent encore. Une photo de mariage ou de randonnée sur le Teufelsberg n’aide pas. Fond uni, vêtements que vous porteriez le premier jour de Probezeit.
L’Anschreiben tient sur une page. Il reprend des mots de l’annonce — unbefristet, Schicht, Deutsch B2 — et montre une correspondance avec votre diplôme français. « Je rêve de vivre à Berlin » n’apporte rien à un chef de service qui doit remplir un poste de nuit.
Si votre métier est réglementé, une phrase sur l’état de l’Anerkennung évite un entretien inutile : « demande déposée, délai estimé, autorisation de travailler en attendant ». Mieux vaut un refus rapide qu’un déplacement pour rien.